PLEIN LES YEUX

Instagram @navarro_college_cheer

 

D’abord et avant tout… les stunts. Oh my god. J’ai jamais été fan de cheerleading (à part avec Bring It On… mais qui n’a jamais pêché), sauf que ce sport est INTENSE les ami(e)s… oh my god. Ils ont tous et toutes une technique de feu et une hygiène de vie folle, c’est inspirant

 

J’te l’dis, j’ai ressorti mes p’tites haltères de 10 livres après les 6 épisodes d’une heure pis j’me suis dit : si eux y peuvent moéssi chu capable aweille 10 push-up

 

J’t’ais brûlé raide

 

Sans blague, la force de cette série docu c’est l’effet d’immersion instantané. On a pas du tout l’impression que c’est fait pour rire ou juger le sport pis les gens qui l’pratiquent ; c’est vraiment fait pour qu’on tombe en amour avec eux, qu’on ait envie qu’ils gagnent pis au final, mission accomplie parce qu’on finit vraiment par faire partie de l’équipe (ou c’est moi qui a un problème, who knows)

 

 

MORGAN ET LES AUTRES

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Voici Morgan; une des cheerleaders qu’on suit tout au long d’la série. J’te présente donc ta nouvelle amie (ou ta blonde, c’est selon). Quelle vie que cette fille a eue… oula! J’t’en dis pas plus pour te garder des rebondissements, mais tu vas être sous l’choc… regarde bien la photo ci-haut… juge-la si tu veux (j’préfère que non), mais va ensuite te taper la série pour voir la fougue et la détermination de cette fille de genre… 17-18 ans. Trust me… j’tais pas d’même à son âge (flashback sur du kraft dinner pis une nintendo64)

 

C’est aussi ça la force d’la série; nous faire découvrir des jeunes hors de l’ordinaire. Oui, y’en a qui sont des cool guy pis des cool girl du junior college, qui semblent avoir tout pour eux (beauté, richesse, alouette), mais la majorité des jeunes qui sont interviewés et suivis dans ce petit bijou de télé sont des jeunes fougueux avec des passés tous différents et intéressants à comprendre. Que ce soit La’Darius, Jerry, Allie, Sherbs, Lexi ou Gabi (d’habitude, je cherche les noms sur internet pour me rappeler, mais sache que j’les connais par cœur pis ça fait genre une semaine que j’ai fini la série, THEY’RE MY REAL FRIENDS Y’ALL), y’a du cœur pis des tripes dans cette série et c’est magnifique à voir

 

SOIGNER SON IMAGE

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Oui, y’a des moments cringy, inquiète-toi pas, tu vas être rassasié. Lexi nous en fait voir de toutes les couleurs pis elle est pas la seule ; La’Darius donne pas sa place non plus… Tsé, au final, ça reste les États-Unis… Mais j’trouve perso que la série s’inscrit dans une nouvelle vague Post-Jersey-Shore. J’m’explique. Avant Trump pis le Retour à l’Âge de Pierre, on aimait regarder la télé pour voir des épais pis des épaisses avoir l’air con pis faire des niaiseries. Se battre, se droguer, se faire arrêter, dire des mensonges, tromper, etc… c’était juste d’la télé, c’tait pas grave

 

Sauf que là… maintenant que l’imbécilité démocratisée est plus vraie que vraie et avec tout c’qui s’passe dans l’monde, que ce soit au niveau politique, social ou économique, on sent que les gens ont de plus en plus le besoin de retrouver une forme d’espoir, l’idée d’un monde meilleur ou encore de savoir que tout est possible (je sais, c’est deep, reste avec moi). Cette série-là, même en étant américaine, produite par Netflix pis american dream and all that jazz, elle reste empreinte d’une humanité et d’une sincérité à couper le souffle

 

Nouvelle vague, guys, hop on

 

 

QUI GAGNE, QUI PERD?

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J’te dirai pas s’ils gagnent ou perdent ; un ou l’autre, tu vas capoter du revirement de situation qui t’attend

 

On nous fait miroiter tout au long d’la série la dernière étape qui est d’aller à Daytona pis l’importance pour Monica (la coach, quelle femme!) de gagner pis d’faire gagner son équipe. Sauf que… là où ils gagnent vraiment, c’est dans l’dépassement de soi pis dans l’apprentissage de ce qu’est la vie (l’école de la vie, oui-oui)

 

Leur équipe de cheer est une microsociété régie par des règles très strictes qui sont suivies à la lettre ou bin alors y’a des conséquences. Exemple : chaque fois que quelqu’un échappe quelqu’un et qu’il y a blessure (crois-moi, y’en a en ti-pepère dans la série) tout le monde fait 50 push-up. Personne s’obstine, c’est comme ça. Team building exercie exposant mille

 

Moi qui a jamais été sport dans la vie, j’ai trouvé que c’était un environnement qui mariait très bien intensité sportive pis humanité. Ils ont des milliers de rituels entre eux et des règles sociales pour le bien de tous ; tu verras la manière dont ils se parlent entre eux, en se tenant tous et toutes le p’tit doigt (tu vas comprendre quand tu vas voir la série), c’est assez fascinant. C’est vraiment une belle démonstration de safe space

 

Pis c’est aussi un endroit qui accueille tout l’monde, peu importe ton passé, ton orientation sexuelle, tes rêves, tes croyances; c’est la force de l’équipe Navarro et surtout de leur coach Monica. C’est grâce à elle si l’équipe est comme ça depuis des années. C’est une femme hyper conservatrice, oui, mais avec le cœur sur la main, qui est capable de voir plus loin qu’un passé trouble, une couleur de peau ou une orientation sexuelle. Elle est dure, certes, mais toutes les jeunes la considèrent comme leur mère… ça veut quand même dire beaucoup. En six épisodes, j’étais convaincu aussi (ok, mettons genre… une vraiment bonne tante plutôt que « ma mère »)

 

Alors, on regarde?

Oui, absolument

10/10