INTROSPECTION 101

La nouvelle année est généralement propice à l’introspection, aux remises en question et aux changements puisque c’est un moment symbolique. Il est certes pertinent de se poser des questions, mais pour faire une introspection efficace, il faut se poser les bonnes questions. En rapportant ça à l’alimentation, j’aime bien qu’on commence par se demander ce qu’on a aimé faire en 2019. Quels comportements en lien avec l’alimentation, la nourriture, notre corps, etc. on a développé et on a apprécié? Souvent, on se met la barre très haute pour la nouvelle année et on veut tout changer, mais on oublie tous nos bons coups. Alors, prenons 10 minutes pour se demander quels changements instaurés en 2019 ont été bénéfiques pour nous

 

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JE VEUX OU JE DOIS

Après avoir vu ce qu’on voulait conserver de 2019, on peut se demander ce qu’on souhaite changer pour 2020. Par contre, on se met souvent des objectifs par pression, par obligation, bref parce qu’on sent qu’on doit faire quelque chose. En alimentation par exemple, on pourrait se sentir obligé de perdre du poids parce que notre médecin, conjoint, frère, soeur, etc. nous l’a demandé. On pourrait aussi se sentir obligé de manger nos légumes puisque le nouveau guide alimentaire canadien indique que c’est la bonne chose à faire

 

  • Pourquoi est-ce que c’est problématique de faire quelque chose par obligation plutôt que par envie? Outre que c’est simplement plus plaisant, on sait qu’un objectif qu’on aura choisi pour nous sera beaucoup plus facile à mettre en place et à maintenir qu’un objectif qu’on s’est imposé. Je te conseille donc d’évaluer les objectifs que tu t’étais initialement mis et de te poser la question – veux ou dois?
  • Pour aider, on peut essayer de visualiser les efforts qu’on doit mettre pour atteindre notre objectif et voir s’ils en valent la peine. Par exemple, on veut manger plus de légumes. Pour atteindre cet objectif on devra en acheter, les apprêter, les mettre dans notre lunch et notre assiette et … les manger. Est-ce qu’on trouve que ces efforts sont réalistes? Faisables? Est-ce qu’ils s’inscrivent bien dans notre routine? Si on répond par la négative à plusieurs de ces questions, c’est probablement qu’on s’impose un changement qu’on n’a pas réellement envie de faire

 

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BALANCE DÉCISIONNELLE

Un autre outil qui peut être pertinent pour évaluer si l’objectif qu’on se met est dans le «je veux» ou le «je dois» est de faire la balance décisionnelle. On compare donc les avantages et inconvénients du status quo (pas de changement) aux avantages et inconvénients du changement. Généralement, en faisant cette balance, on voit assez rapidement et précisément si ce qu’on fait on en a envie ou non. Si on en n’a pas envie, on peut tout simplement se mettre un autre objectif, le reformuler ou tout simplement être fier des efforts faits dans le passé qui nous ont amené à un status quo

 

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En terminant, j’encourage tout le monde qui souhaite apporter des changements à leur vie de le faire, mais pour les bonnes raisons! S’obliger à faire un changement, aussi minime et anodin soit-il, n’est pas pertinent. On risque de ne pas le maintenir, de se sentir «poche» et de perdre notre temps sur quelque chose qu’on n’aime pas. Oui il vous faudra peut-être revenir sur quelques objectifs que vous vous étiez donnés, mais sachez que même si vous reculez un peu, ce sera pour mieux repartir

 

Bonne nouvelle année!

 

 

Pour en savoir plus : 

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