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On est à l’ère des séries Netflix qui prennent des risques, qui tentent de créer quelque chose de spécial, de différent, d’inusité. Russian Doll tombe direct dans c’créneau-là. C’est une mini-winnie-série de 8 épisodes qui s’écoute vraiiiiiiiment bien en 2-3 jours de pluie max

 

 

Première affaire. La musique opelaille. ‘Est tellement bonne. Mais quand j’dis bonne, je sais c’que tu t’dis : « bonne, c’est quoi bonne?». Halte-là. La musique est un personnage en soi. Un personnage qui change rien à l’histoire, non, mais quand même… ça t’met dans un mood incroyable pour la suite des choses. C’est dur à décrire. La musique est très présente, très indie, on est vraiment pas dans du pop bonbon ou des tounes bin connues qui passent au 96,9. Pour moi, en tout cas, ça a été que des découvertes musicales hallucinantes. J’ai été full surpris

 

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Deuxième affaire. Natasha Lyonne. Ceux et celles qui la connaissent pourraient nous confirmer si oui ou non son personnage lui ressemble dans la vie, mais entre toi pis moi, le fait qu’elle soit la créatrice-productrice-scénariste de la série, l’actrice principale et que ce personnage-là ressemble à Nicki Nichols dans OITNB pis aussi à Natasha elle-même dans toutes ses entrevues… bin j’me dis que c’est pas pire une biopic. Pis c’est ça la force du show! C’est tellement centré autour de Natasha et de sa personnalité atypique ; son timing comique, son jeu physique, son timbre de voix, son accent New Yorkais, son côté badass, tout en elle est charmant et intriguant. Tu sens vraiment que la fille, bin… ‘est dans son élément en ti-pepère pis c’est l’fun à r’garder. ‘Est vraiment en contrôle de son image dans ce show-là pis c’est bin tant mieux

 

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Troisième affaire. L’histoire en tant que telle. Ça devient rapidement prenant. La prémisse est hyper simple : Nadia (Natasha Lyonne) meurt une première fois pendant un party de fête mais ressuscite et revit le même jour non-stop qui s’termine toujours par une mort différente. Le jour d’la marmotte, version trash-brooklyn fin d’soirée

J’peux pas en révéler plus au risque de gâcher des punchs, mais c’est pas du tout lassant; la série est beaucoup plus que mon p’tit résumé pouette-pouette. Au début, on s’demande vraiment où ça s’en va pis comment ils vont tenir pendant 8 épisodes sur cette simple prémisse, mais y’a rapidement des revirements pis un beau développement d’histoire. On s’en va vraiment à quelque part de touchant. Pense genre à eum…. Black Mirror Bandersnatch, qui rencontre… OITNB (évidemment), qui rencontre… Stranger Things? (c’est vraiment plus pour la typo d’l’intro qu’autre chose mais bon, tu vas comprendre)

Quatrième et dernière affaire. La longueur. Une saison, c’est parfait. Il risque d’y avoir une suite (comme dans tout bon succès) mais si tu t’cherches quelque chose à écouter de manière instantanée pis que tu comptes pas en faire ton émission de prédilection pour les dix prochaines années (salut Lost, Game of Thrones pis Grey’s Anatomy) alors j’pense que ça peut vraiment être pour toi. La série finit pis tu t’sens full satisfait. Ça pourrait revenir ou pas, t’as vécu c’que t’avais à vivre. À toi d’voir pour la suite. Veni, Vidi, Vici comme y disent

On parle quand même, à l’heure où j’t’écris, d’un taux de succès de 97% sur Rotten Tomatoes, c’est pas rien. J’pense que c’est James Poniewozik du New York Times qui résume le mieux ma pensée pis j’vais finir ma critique sur ma traduction libre de la sienne: Russian Doll est brève et rythmée, pis à l’ère du flux constant de streaming télé a réussit même l’exploit très rare de m’faire espérer qu’ça soit plus long

Dying is easy. It’s living that’s hard.

PREACH!