Instagram @Whitneyhouston

Une légende d’la musique. Une légende des années fin 80 début 90. Une légende tout court. Cette femme-là avait une des plus belles voix du monde entier, un contrôle et une technique incroyable (sa mère l’avait préparée toute sa vie pour ça), une élégance, une force, un sens de l’humour fou pis ces détails-là, en plus de mille autres, tu vas les découvrir dans le documentaire le plus complet, le plus personnel pis le plus vrai sur la grande Whitney Houston !

Celui-là est réalisé par l’écossais Kevin Macdonald (who dat?) qui a réalisé une vingtaine d’œuvres, toutes pas vraiment connues, majoritairement des documentaires, mais… c’est très bien qu’ce soit lui qui réalise ! Ça donne vraiment pas l’impression de regarder un extrait poche de TMZ ou un truc sensationnaliste à la people magazine avec une liste de scandales qui défilent. Non, madame ! On nous présente la vie de Whitney, de sa naissance à sa mort, sa jeunesse, son rise to fame pis sa descente aux enfers à travers les yeux et les mots de sa mère, ses frères, son ex (le méchant Bobby Brown) et ses amies. Bref, des gens qui l’ont vraiment connue et non des journalistes à potins

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C’est tellement intime et personnel comme approche. On entend souvent Whitney elle-même faire des narrations (super touchant pis creepy à la fois). Y’a aussi BEAUCOUP d’extraits inédits style VHS d’elle avec sa famille, des moments perso, des moments où on la voit vivre, être heureuse, être complètement à boutte pis même un moment priceless où elle bitch deux-trois autres chanteuses connues (spoiler alert, on les connaît toutes !!!)

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Moi, cette femme-là, je l’ai toujours adorée ; j’ai toujours trouvé qu’elle représentait quelque chose de grand, de fascinant, mais je savais pas pourquoi exactement. Dans le docu, on nous explique vraiment pourquoi Whitney est devenue si importante, si populaire, si énigmatique. Ça a rapport entre autre avec l’époque dans laquelle est a eu sa carrière, les choix qu’elle a fait, ce qu’elle montrait ou non au public pis aux médias. Exemple : y’a un segment sur sa sexualité. Whitney, selon un des interviewés, était gender fluid. YO MAN, si elle avait eu 20-25 ans en 2019, elle aurait été pile-poil de son époque ; dis-toi qu’on est en fin 80 début 90, Whitney avait une chum de fille lesbienne pis elles avaient genre un petit kick l’un sur l’autre, MAIS… elles ont jamais pu l’vivre au grand jour parce que bin… tout son entourage s’est occupé de cacher le tout, de la décourager pis même d’éloigner Robyn (le kick de Whitney) de sa vie. C’EST-TU PAS ASSEZ RUSHANT COMME SITUATION, SEIGNEUR. Ça fait même pas quarante ans de ça, on était des p’tits bébés qui rampaient au sol ou peut-être même pas née pis elle… a pouvait pas aimer qui a voulait

J’dis ça pis tsé… on a juste à penser aux centres de conversion aux États-Unis qui existent encore aujourd’hui pour se rappeler que tout n’est réglé. Loin de là.

T. Chick McClure sur Unsplash

Pourquoi regarder ça ? Oui, c’est touchant, on rit, on verse des larmes dépendamment de l’état dans lequel on est en l’écoutant pis on compatit vraiment avec Miss Houston, mais au final, ça brosse un portrait hyper intéressant de l’époque dans laquelle Whitney a évoluée, pis ça nous en dit plus sur le pourquoi des choses plutôt que de juste essayer de nous choquer. C’est un superbe exposé social. Le documentaire nous parle par exemple du fait que c’tait vraiment new wave d’avoir une femme qui chantait tout simplement sur le stage sans chorée ou sans fla-flas à cette époque-là de la musique pop; pis que ça l’était encore plus parce qu’elle était noire…

J’dis ça pis tsé… on a juste à penser à tout le mouvement Black Lives Matter aux États-Unis qui tente de briser le stigma autour des afro-américains. Encore une fois, rien d’acquis à notre époque. Loin de là.

Nicole Baster sur Unsplash

Où j’veux en venir ? C’est un docu hyper humain pis sincère qui nous remet dans’face à quel point on est rough avec nos stars, oui, mais à quel point on est rough aussi en tant qu’êtres humains en général. Ça vaut vraiment la peine de l’regarder pour se rendre compte qu’on doit être plus indulgents les uns envers les autres ; encore plus aujourd’hui à l’ère des réseaux-sociaux. Faut jamais confondre liberté d’expression avec le « droit de dire n’importe quoi ». Ça blesse, ça laisse des traces pis des fois… ça tue des gens. JE SAIS, C’EST VRAIMENT TRASH COMME FINALE, mais n’empêche que Whitney est morte seule, triste, dans son bain, dans une chambre d’hôtel. Par respect pour elle, y faut se soutenir davantage les uns les autres

Namaste guys, j’ai fini