Comment j’ai craqué pour le sneakers

Il y a 10 ans, je possédais qu’une paire de baskets: des Skechers bleu poudre sans lacets qui se retrouvaient dans ma garde-robe depuis le secondaire. Puis, un jour, j’ai rencontré l’homme de ma vie, Félix, et tout a changé. Il m’a introduit à l’univers complexe des sneakers

La première fois que je l’ai vu – c’était une soirée en mars 2008 – il portait un manteau style université de la marque Supreme. Il était l’homme le plus de stylish que j’avais vu. J’ai eu des papillons

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Durant notre premier rendez-vous, il m’a amené chez Goodfoot, une boutique sur St-Laurent qui vendait les plus fous Nike du moment. J’étais intriguée. Le soir, chez eux, nous passions notre temps sur les forums wdywt de Hypebeast. Puis, Félix me parlait des nouveautés sur le marché et comment collectionner des sneakers allait au-delà du soulier. C’était un lifestyle. Pour lui, c’était une extension de sa passion pour le skate. J’étais fascinée

 

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Un jour, on a écouté le documentaire Just for Kicks du réalisateur français Thibaut de Longeville. C’est un film incroyable qui m’a permis de découvrir Tinker Hatfield : le roi du design chez Nike qui a créé les Air Max et la majorité des Jordans, entres autres. Là,  je suis vraiment devenue accro

 

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Le jour que Félix et moi sommes allées à New York ensemble, je n’avais qu’un but : me procurer une paire de Jordans III. Puis, je les ai trouvées à la mecca des collectionneurs, Flight Club. C’était le début de la fin pour moi

 

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Une passion partagée

Depuis ce jour, mon conjoint et moi partageons la même passion : le sneaker shopping. Dans le temps, on a fait notre juste part de line-up, mais aujourd’hui on préfère la chasse en ligne. Nous adorons aussi les outlets où on peut retrouver un échantillon rare. Puis, lorsqu’on voyage, notre itinéraire tourne autour des plus folles boutiques de kicks. Bref, dix ans plus tard, je ne possède plus les Skechers, mais je partage 3 garde-robes remplis de Nike, d’Adidas, et de Vans

 

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Les sneakers : quand la mode, la technologie et le marketing se rencontrent 
Collectionner des baskets, c’est comme regarder l’intégrale d’une série Netflix en 24h. Une fois que tu commences, tu ne peux pas arrêter. Il y a toujours quelque chose de nouveau à apprendre

Prenons l’aspect design : les sneakers combinent autant l’art et la technologie. C’est évident que la mode détermine quels sont les modèles du moment. Le Triple S de Balenciaga a provoqué un shift chez Adidas et Nike, qui ressortent des vieux styles de leurs archives pour suivre la tendance dad shoe

 


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Cependant, les modèles sont conçus à la base pour les besoins des athlètes. L’innovation est vraiment le moteur de l’industrie. Par exemple, les fameux Pumps des années 90s de Reebok ont été créés afin que les joueurs de basket puissent ajuster le soulier à leur guise pour plus de support

 

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En parlant de Reebok, la guerre entre les marques de sports est légendaire dans le milieu du marketing. Le marché est contrôlé par 6 grandes marques : Nike (qui possède Converse en passant), Adidas (dont Reebok fait partie), Puma, Under Armour, New Balance, ASICS, et peut-être Vans si tu considère le côté plus lifestyle. Peu importe, demande à n’importe quel étudiant en affaires, et on te le dira : chacune de ses marques mérite une étude de cas

D’ailleurs, tout le marché de revente de kicks est une bête en soi! Si tu comprends quel modèle acheter et quand le vendre, tu peux faire des milliers de dollars! Wall Street c’est rien comparé à la bourse des sneakers : stockX

Qu’est-ce qui m’accroche le plus : sneaker culture
Ceci étant dit, mon vrai dada, c’est l’importance culturelle des sneakers. C’est fou de voir comment, depuis les années 70, un vêtement a pu créer un phénomène culturel aussi prenant. La popularité des souliers de courses est en effet reliée autant au sport, à la musique, et aux films qu’à l’identité socio-culturelle

Savais-tu que si c’est grâce au film Fast Times at Ridgemont High que Vans s’est fait connaitre à l’extérieur de la communauté de skate en Californie? Ou encore qu’Adidas a signé le premier contrat d’ambassadeur avec des rappeurs après que le groupe RUN DMC ait sorti sa chanson My Adidas?

 

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Aujourd’hui, plusieurs personnes se considèrent comme des sneaker head. Instagram a été un catalyseur de cette mode, mais en revanche, on retrouve souvent le même modèle sur les feeds de tous. Je crois qu’on peut être plus fins avec nos choix, que l’histoire derrière le soulier est aussi importante que son hashtag. Trouver une folle paire de rétro chez Renaissance est vraiment plus hot que dépenser des centaines sur la plus récente paire de Yeezy

C’est dans cette optique que mon but dans ces missives mensuelles est d’être un peu comme le guide touristique du SneakerWorld afin que tu puisses aller au-delà du hype et trouver le style qui te convient le mieux. Puis, qui sait, tu tomberas peut-être en amour comme moi